Mokuren
par childar, le 14 Mai 2008 à 11:03
Mokuren, ma fille.
Pourquoi me harcèles-tu ?
Depuis ce rêve angoissant, tu ne quittes plus mes pensées.
Parles-moi ! Dis moi quelle est cette peur que je ressens au fond de moi.
Je tremble, je ne supporte plus l’idée d’aller dormir. Je trouve tous les prétextes possibles pour éviter ce moment.
Toi qui, comme le dis Renaud dans sa chanson, est née dans ma tête et que je sens dans mon ventre, pourquoi t’es tu manifestée de la sorte.
Mokuren, ma fille, mon but, ma raison de vivre…
Et ce rêve qui dure, encore et encore.
Tu étais là dès le début, en moi. Puis tu en es sortie, pour ma plus grande joie. Tu étais si belle, si fragile. Mes yeux ne pouvaient se décrocher de toi. Mais ma fatigue morale de la réalité s’est manifestée dans cette vie onirique.
Tu as disparu. J’étais paniquée. Je hurlais. Je te cherchais partout. Qui avait osé me prendre ce que j’avais de plus cher ?
Heureusement, je t’ai retrouvée. Mais je ne pouvais m’empêcher de te serrer contre moi, comme pour te protéger. Je ne voulais pas que tous ces gens autour de nous te voient, te touchent, te prennent. Tu es mon enfant, ma vie. Je ne pouvais laisser qui que ce soit t’enlever à moi. Tu étais si petite, si fragile, si innocente.
Tous ces gens, avec leur regard qui me faisait froid dans le dos. Leurs sourires. Comment pouvaient-ils sourire, alors que j’étais paniquée. Que nous voulaient-ils ?
Cette peur, je la ressens toujours. Elle ne m’a pas quittée depuis cette fameuse nuit.
Je n’ai pas compris tout de suite le sens de ton message. Je pensais que cette angoisse n’était pas la mienne, mais si…
Tu vis en moi depuis si longtemps. Je sens ton âme dans mon corps qui n’attend que la possibilité s’incarner. Mais je ne peux t’y aider… pas encore… Je le désire tellement, mais je ne peux pas.
Plus le temps passe, et plus j’ai peur de ne jamais y parvenir. Et ma situation actuelle ne m’y aide pas. Tu sais que je l’aime, mais tu n’es pas d’accord avec ce que je vis. Tu sais que si cela continue ainsi, peut-être ta venue au monde ne restera qu’onirique.
Je t’en supplie, ne pleure plus. Ne vas pas détruire le peux de raison qu’il me reste.
Je t’aime même si tu n’existes que dans ma tête.
Tes cris sont-ils un signal d’alarme que tu tires pour moi, pour nous ?
Je sais que la voie que j’ai choisi de suivre aujourd’hui ne fait que m’éloigner de toi. Mais je reviendrai toujours, crois-moi ! Je t’aime et jamais personne, non personne ne pourra t’enlever à moi. Je t’en fais le serment.
Sans toi, je n’existe pas.
Mokuren, ma fille, permet moi de retrouver la paix pour ne pas dépérir…
(16/03/08, 2h17)
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Tags : mokuren, etais, toi, fille
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