Réflexion de solitude
par childar, le 14 Mai 2008 à 11:00
J’ai envie d’une étreinte, d’une caresse, d’un regard complice, d’un sourire qui me serait uniquement destiné… J’ai déjà ce genre de choses mais il manque l’essentiel pour que je frissonne… c’est l’alchimie. Nous ne pouvons pas aller contre nos sentiments. Quand le cœur n’y est plus, il ne reste que le physique. Mais le physique suffit-il ? Je ne pense pas. L’attirance physique ne dépend pas de la personne que nous avons en face. Ça peut se faire avec n’importe qui, il suffit d’avoir de l’imagination. Mais pour les sentiments c’est autre chose. Le problème, c’est que ça ne s’explique pas. Certains parlent de phénomène chimique via les phéromones, ou bien du coup de foudre.
Foutaise que tout cela ! Je pense que tout passe par le cerveau. Certes, il n’y a rien de romantique là dedans, mais je suis quelqu’un d’assez cartésien parfois. Certaines images sont plus plaisantes que d’autres. Elles provoquent des réactions dans l’estomac, accélèrent les battements cardiaques, vous donnent la chair de poule. Cela fait partie des grands mystères de l’humanité. Personne ne peut dire pourquoi une personne plait à certains et pas à d’autres. Cela semble tellement plus simple pour les animaux. La femelle, à chaque période de reproduction, émet une certaine odeur qui affole les mâles. Ceux-ci usent de tas de stratagèmes pour attirer son attention. Certains arborent des atours colorés, imposants, et exécutent des parades nuptiales étonnantes. D’autres, prouvent leur supériorité dans des joutes où les plus faibles risquent leur vie. Bien entendu, ça n’est pas le cas de toutes les espèces. Il y en a qui font plus simple, comme les fourmis ou les abeilles, qui ne se soucient du mâle que lors de la formation de réserve liquide reproducteur. Mais je ne vais pas m’étaler là-dessus, je voulais juste mettre en avant cette chose qui fait de nous des humains, c'est-à-dire la pensée. Mais cette pensée est très diverse et vaste, et de nombreux aspects nous sont inconnus. « Je pense donc je suis », paroles très vraies, mais qui rendent notre vie bien compliquée. Je rajouterais bien : « Je pense, donc je cogite, donc je me prend la tête, donc je suis troublé, donc j’ai des sentiments, donc je suis fort et faible à la fois… ». Pourquoi tant de complexité ? Surtout, si nous revenons à ce qui nous intéresse, c'est-à-dire, les relations de couple. Pourquoi tant de doutes et de certitudes, d’amour et de haine, de réflexion et d’esprit vagabondant, pour en venir à une chose si simple, si animale qu’est de donner la vie ? Parce que c’est ça après tout, nous ne cherchons quelqu’un que pour cela à l’origine. Le problème étant que chaque chose évolue, et l’humain aussi. L’évolution n’a pas été tendre avec nous. De nos jours, nous cherchons quelqu’un pour tout autre chose. Inutile de mentir, nous le savons tous, nous ne voulons pas finir seul ! Même certains font des enfants dans cet unique but. Car, quoi qu’il arrive, des parents restent toujours des parents. Nous pouvons les haïr, les maudire, les oublier même, ils resteront toujours ceux à qui nous devons la vie ! Moi-même, je réalise tout ça. Je veux des enfants depuis toujours, mais c’est un désir bien égoïste. Si nous regardons autour de nous, nous vivons des choses horribles, et d’autres si merveilleuses, mais le monde est cruel.
Avons-nous jamais réfléchit à ce que nous offrions à un enfant en lui donnant la vie ? Nous le faisons entrer dans ce monde que nous avons tous détesté un jour ou l’autre. En fait, pour notre propre bonheur, nous offrons le malheur. Évidemment, vous me direz que je parle de la sorte car je n’ai pas encore eu la chance de donner la vie. Cela est vrai, mais comment puis-je faire autrement pour ne pas sombrer ? Mes arguments sont valables, mais ils ne sont que des sacs de sable que j’entasse devant moi pour me protéger. Je me cache derrière ces réflexions pour ne pas montrer que, chaque jour qui passe, je ne peux que constater ma solitude et ma frustration. Depuis que je suis physiquement apte à procréer je ne pense qu’à ça. Mon horloge biologique fait résonner son tic-tac dans ma tête, hante mes rêves, renforce ma sélection de l’autre et m’emporte dans un tourbillon de rage, de tristesse, de détresse…
Je ne dois pas baisser les bras ! J’ai le droit, comme chacun, de trouver celui que je cherche, de trouver la force et le courage d’aller au bout de mon rêve, de trouver le bonheur comme certains disent.Toi qui sauras combler le vide en moi, et à qui je pourrais faire de même, je t’attends, je te cherche et je te trouverai quoi qu’il m’en coûte !
(Été 2007)
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Tags : vie, chose, certains, bien, cela
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