La mort de Mokuren
par
childar,
le 10 Mars 2008 à 23:21Encore un RP sur le même jeu.
Pour tout remettre dans le contexte, Mokuren était ma fille.
J'avais quitté la ville de La Rochelle à cause d'une sombre histoire, pour rejoindre celle de Vendôme.
Cette ville était nouvelle, et les habitants venaient de construire une église à la gloire d'Artistote le prophète.
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La nuit était sombre, on entendait le tonnerre gronder au loin.
La campagne était déserte, même les animaux semblaient s’être tus pour le terrible évènement.
Dans une petite chaumière, la lumière d’une bougie éclairait les habitants.
L’ambiance était lourde…Un éclair frappa dans un champ à proximité, mais la tension ne retombait pas.

Aprimaël était au chevet de sa fille…
la petite Mokuren avait contracté un mal étrange dans leur ancienne ville, et malgré tous les efforts des médecins et autre rebouteux, celle-ci ne guérissait pas.
Sa respiration était de plus en plus difficile, la fièvre ne baissait plus.
Aprimaël essayait en vain de rafraîchir sa fille avec un linge humide, mais sans succès…
Elle retenait ses larmes pour ne pas effrayer la petite Mo.
L’orage était à présent au dessus de la chaumière.

En sortant chercher de l’eau fraîche dans le puit, Apri pria Aristote d’épargner sa fille. Elle était encore innocente…
Elle senti un souffle glacial dans ses cheveux… Quelque chose n’allait pas !
Elle retourna à l’intérieur en courant.
Arrivée à la porte de la petite chambre, elle fit tomber son seau…
Les larmes coulèrent sur ses joues. Aristote avait rappelé Mokuren à ses côtés.
NOOOOOOOOOOOOOOOON !!! Aristote ! Pourquoi ?
Elle serra de toutes ses forces le petit corps inerte, comme si elle voulait le ramener à la vie.
Elle pleura comme jamais. Sa chair, son sang, son enfant était morte !
Sa foi ne pouvait la délivrer de l’emprise de son chagrin.
Son chagrin se changea en colère, sa colère en haine…
Elle entoura le corps de sa fille dans sa couverture, puis elle l’emporta…



L’orage faisait rage.
Une femme arriva à l’entrée de l’église. Elle portait quelque chose dans ses bras.
Un éclair frappa, éclairant la jeune femme. C’était Aprimaël.
Ses cheveux trempés par la pluie diluvienne, elle portait le corps de sa fille. Ses yeux étaient pleins de larmes, et de haine.
Elle s’avança dans l’édifice, le pas lent mais décidé.
Elle s’arrêta devant l’autel.
Elle serra une dernière fois le corps encore chaud de sa fille, et la posa sur l’autel.
Elle remit les cheveux de la petite en place, comme ci elle voulait qu’elle soit belle pour aller rejoindre le créateur.
Puis elle leva les yeux, vers ces magnifiques vitraux.Elle serra les dents puis…
Alors Aristote ? Es-tu satisfait ? Ton église te plait ? N’est-elle pas magnifique ? Ne symbolise-t-elle pas toute ta gloire ?
Le ton de sa voix devint de plus en plus haineux.
Pourquoi ? Pourquoi as-tu rappelé Mokuren vers toi ? Pourquoi ne l’as-tu pas laissée vivre ? Elle était innocente ! Elle étudiait avec passion tes écrits ! La sueur et le travail des vendômois ne t’ont-ils pas suffit ? Il te fallait la vie d’une enfant ?
Ses mains se serraient jusqu’au sang.
JE TE MAUDIS CHIEN ! Comment pourrais-je encore croire en un être assez cruel pour me prendre ma chaire et mon sang ? DÉMON ! MONSTRE ! Je te hais, et je te haïrai jusqu’à mon trépas !
Elle cracha sur le symbole d’Aristote, et quitta ce lieu maudit, laissant le corps de sa fille tant aimée sur l’autel dédié à la gloire de ce traître.
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