Retour en arrière
par
childar,
le 26 Février 2008 à 17:52 (modifié le 10/04/2008 à 22:57)Lorsque je suis arrivée dans la tour de verre, ma vie avait déjà connu bien des travers. Beaucoup de mes certitudes enfantines avaient été bousculées.
Ma petite enfance fut digne d’un conte de fée. Je suis née au milieu des richesses matérielles mais aussi, spirituelles et affectives. Ma famille semblait tout droit sortie d’un livre d’images. Un père travailleur et cultivé qui chaque jour partait remplir sa mission de chef de famille. Une mère présente et aimante qui se donnait corps et âme pour ses enfants.
Ma première tribu fut composée de mes frères et sœurs. Nous veillions les uns sur les autres en permanence. Une fratrie dans le meilleur sens du terme. Mais ce cocon familial n’était pas vraiment une bonne chose. A trop vouloir protéger nos proches, nous les affaiblissons. Nous n’étions pas préparés à ce qui nous attendait. Une princesse ignorante de la dureté du monde réel, voilà ce que j’étais. Si bien que, je n’ai appris que bien plus tard que notre fratrie aurait dû compter un cinquième membre, mais à qui le « destin » n’avait pas laissé sa chance. Lorsque l’on vit dans un monde trop « parfait », la chute de celui-ci est bien rude… C’est ce qui m’est arrivé.
Un jour, sans prévenir, une tempête s’est abattue sur nous et a ravagé notre univers. L’amour entre ces deux êtres à qui je dois la vie n’était plus. Mon père est parti. Mon aînée l’a suivi, peut-être était-ce un mauvais choix, je ne sais pas mais, ce départ lui fit perdre sa place dans la fratrie. Toute notre vie a dû être réorganisée pour ne pas flancher, mais nous avons tenu. Bien entendu, cette tempête a laissé des traces derrière elle. J’ai perdu ma foi en l’amour, en l’union éternelle entre deux êtres. Je ne dis pas que l’amour n’est pas, mais simplement que celui-ci ne peut perdurer à vie. Je sais que mon approche peut paraître réductrice, mais je devais rapidement me forger une carapace. Une carapace qui ne m’a jamais quittée depuis, mais seuls ceux qui savent lire dans les yeux peuvent la percevoir.
Mon renard bleu fait partie de ces gens là, et c’est sûrement de cela en partie que mon attirance vers lui est née. Son regard me disait tant de choses, et lui savait faire parler le mien. Quoi de plus beau que la rencontre de deux êtres dont seuls les yeux suffisent pour communier ?
Laisser un commentaire
Tags : bien,
vie,
etres,
fratrie,
amour
Revenir à la liste des articles
Haut de page
Vous devez activer le javascript dans votre navigateur pour visiter ce site !
Non c'est très émouvant Childar !!