Découverte
par childar, le 16 Juillet 2008 à 14:54 (modifié le 02/10/2008 à 18:48)
Il y a quelques années de ça, j’ai découvert une facette de ma personnalité qui peut s’avérer dérangeante pour certaines personnes.
A cette époque, j’étais dans un établissement du savoir. Je passais ma semaine sur place grâce aux infrastructures mises à disposition pour la nuit. Je partageais ma chambre avec deux autres personnes. Je les connaissais déjà bien, avant ce partage. L’une d’entre elles bien plus que l’autre. Celle-ci était la petite sœur de la meilleure amie de l’époque de ma cadette. Dès la première fois où je l’ai rencontré nous avions bien accroché toutes les deux. Ma jolie gazelle…
Bien des années au par avant, j’avais commencé à m’interroger sur mes sentiments face aux autres êtres. J’avais une amie très proche avec laquelle j’entretenais une relation presque fusionnelle. Nous nous étions rencontrées dans un établissement du savoir. Nous étions toutes jeunes, encore des enfants. Nous passions tout notre temps ensemble. Nous vivions l’une chez l’autre à tour de rôle. J’étais tellement heureuse alors d’avoir trouvé une amie telle qu’elle. C’était quelqu’un qui avait un terrible besoin d’affection suite à un évènement tragique. Elle avait perdu sa mère dans un terrible accident. J’ai tout de suite senti ce besoin chez elle, et je faisais tout pour le satisfaire. Je pense y être parvenu car elle semblait aussi heureuse que moi lors de tous ces moments passés ensemble. Son père me considérait comme sa seconde fille. J’avais une deuxième famille.
J’étais à un stade de mon évolution où je commençais à me poser des questions sur mes attirances envers les gens. Je commençais à regarder plus attentivement ceux du sexe opposé, mais aussi… Je sentais bien que la nature de mes sentiments envers cette amie si chère n’était pas très claire. Parfois, il m’arrivait de la regarder tout autrement. J’étais bien trop jeune pour pouvoir réfléchir rationnellement là-dessus. J’ai dû interroger ma mère sur le sujet, mais ses paroles ne m’ont guère aidée. Je suis restée dans le brouillard jusqu’au bout.
J’habitais dans une cité modeste alors, et dans ce genre d’endroit, la différence est difficilement admise et peut devenir un fardeau bien trop lourd à porter, surtout pour quelqu’un d’aussi jeune. J’ai donc dû faire taire toutes mes interrogations. Cela ne m’empêchant pas de profiter pleinement de ce lien si fort entre mon amie et moi. Hélas, les évènements ont fait que j’ai dû quitter cette cité et me séparer d’elle. J’étais déchirée. Le sort s’acharnait sur moi à vouloir faire subir une telle épreuve à notre amitié…
Cette expérience m’a permise de mieux comprendre ce qu’il s’est passé par la suite. Je sentais bien que mes sentiments envers ma gazelle étaient très proches de ceux que j’avais eu pour mon amie d’enfance. Je ne la voyais pas uniquement comme une amie, mais aussi comme une femme. Elle était si belle, si forte, si désirable et envoûtante… une aura magnifique émanait d’elle. Je suis tombée amoureuse d’elle. Hélas pour moi, elle ne partageait pas les mêmes penchants que moi… Quel désespoir !
Je suis donc devenue une simple amie pour elle. J’étais toujours là quand elle avait besoin de moi. J’aurais fait n’importe quoi pour la rendre heureuse. La plus grosse difficulté était que nous partagions un lieu de vie ensemble. Je la voyais chaque jour de la semaine, dans une telle intimité. Je l’ai même souvent vue dans le plus simple appareil… Quelle torture de ne pouvoir que la regarder, de devoir réfréner tous mes désirs. Ma si belle et intouchable gazelle…
Qu’il est difficile et douloureux de devoir luter contre soi-même pendant une si longue période. J’ai pleuré tant de fois loin de son regard. Je devenais folle ! Ma plus grande douleur était de la voir accompagnée de celui qu’elle avait choisi. Lui qui avait le droit de faire ce que je ne pourrai jamais. Il avait pris son cœur. Dès lors, j’étais devenue sa confidente. J’ai dû me battre contre mes sentiments afin d’être là pour elle quand elle était submergée par les questions face à son couple. J’enrageais de la voir souffrir à cause de lui parfois, mais c’est la dure loi des couples. Je n’étais qu’un pauvre être transi d’amour impossible.
Pendant cette période, j’ai rencontré un homme avec lequel j’ai démarré une relation amoureuse. Je pensais pouvoir oublier ma gazelle grâce à cela mais, hélas pour moi, rien n’a changé. Je ne veux pas dire par là que je n’avais pas de sentiments pour mon compagnon, loin de là, mais ceux-ci n’étaient pas assez forts pour mettre un terme aux autres. Je me réfugiais pourtant dans cette relation pour ne plus souffrir autant.
Heureusement pour moi, et malheureusement aussi, au bout de neuf mois de vie si proche d’elle, j’ai changé d’établissement afin de poursuivre mon enseignement. J’étais à la fois soulagée de ne plus devoir vivre une telle proximité avec elle, mais aussi détruite de devoir vivre une telle séparation. Ça n’est pas comme-ci nous pouvions toujours nous voir aussi souvent que possible. J’ai changé de cité. Je suis partie à des kilomètres d’elle…
Peu avant la fin de ces neuf mois, ma douce gazelle a subi un énorme choc… son père est décédé d’une attaque. Elle a disparu de nos vies pendant une longue période afin de pouvoir survire à cela. Lorsqu’elle nous est revenue, elle n’était plus la même. Son regard avait changé, il était rempli d’une tristesse sans fin. Je ne pouvais rien faire pour l’aider… Qu’aurais-je pu ? Moi qui n’étais rien d’autre qu’une amie pour elle. Je ne pouvais la prendre dans mes bras pour la consoler. Je ne pouvais comprendre sa douleur, ne l’ayant jamais connue. Ma pauvre gazelle, condamnée à vivre avec une douleur inguérissable jusqu’à la fin de sa vie.
Sa nouvelle personnalité était plus froide, plus dure, plus triste. Cela n’a en rien changé mes sentiments envers elle, mais cela a affecté notre relation. Elle s’était fermée sur elle-même. Mon départ n’a fait qu’empirer les choses, ce qui entraîna une totale perte de contact entre nous par la suite.
Aujourd’hui, je ne sais ce qu’elle est devenue. Va-t-elle bien ? A-t-elle réussi à concrétiser ses rêves d’artiste ? Est-elle enfin heureuse ? Toutes ces questions hantent mon esprit et ne trouveront peut-être jamais de réponse. Lorsque je regarde des représentations d’elle, je ressens toujours le même pincement au cœur. Je l’aimais. Elle fût mon premier véritable amour, et je l’ai perdue.Ma douce et tendre gazelle, j’espère de tout cœur que tout va bien pour toi aujourd’hui, et que quelqu’un a réussi à t’offrir le bonheur que je ne pouvais t’apporter.
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Tags : bien, etais, moi, amie, gazelle
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#2Il est tout à fait possible qu'il y ait un truc pas clair, vu que j'ai écrit ce chapitre entre 4h30 et 5h30 du matin, parce je ne pouvais plus dormir... douleurs trop fortes...
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C'est mignon, pis ça parle pas d'une relation fille/garçon.
Et pis c'bien écrit.
Bah alors j'aime XD
Juste un truc, pas qui me chiffonne mais qui me laisse un point d'interrogation sur la tête... O_o même moi jcomprends pas. C'est ptêt l'effet de l'heure ! Si jretrouve c'est quoi jreposterai demain xD